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Bonsoir à ceux qui me lisent (encore)...je ne sais pas si vous avez remarqué, mais je ne blogue plus en ce moment et je crois que je vais laisser ce blog. Je n'ai plus envie de bloguer. Quand l'envie reviendra, j'ouvrirai un nveau blog. Par contre, ne vous inquiétez pas, j'irai tjrs sur les autres blogs et je laisserai des coms (sûrement moins souvent que d'hab...).

Bonne Chance!!

13.10.06 19:47


Traductions

En attendant ma petite note sur NYC, voici une interview sur le travail de traduction bien sympathique.

"Une bonne traduction, c'est de pouvoir lire un livre traduit sans penser qu'il s'agit d'une traduction, tout en sentant que ce livre vient d'ailleurs..."

http://www.evene.fr/livres/actualite/traduction-traducteur-interprete-langue-version-412.php


19.8.06 01:55


Check point & match

Hummm, je suis a West Palm Beach (pres de Miami) avec mon amie Natalia chez son cousin, on a fait 16h de voiture hier pour y arriver (de 23h, mardi soir a 15h mercredi, c le cousin qui conduisait). On a passe les etats de Maryland, Virginia, North Carolina, South Carolina, Georgia, Florida. On se serait cru dans un film.

Et la je viens de me lever pour ecouter que je vais devoir checker 5h avant a NYC (le 16/08) pour prendre mon vol pour Lima via Mexico et que j'ai pas le droit d'emmener any liquide dans l'avion. Vous savez surement deja pk? En tout cas, heureusement que j'arrive a NYC la veille (pr avoir un jour pr profiter et puis parce que sinon j'aurais pas reussi a avoir mon vol).

A NYC, je vais aller manger un des meilleurs cheesecakes qu'ils aient.

En attendant, a nous MIAMI (ca fait 14ans que je n'ai pas pose les pieds sur le sable des plages de Miami, c drole comme le hasard me ramene vers le passe...)

10.8.06 18:09


Choses vues...

Châtelet les Halles, RERB, heure de pointe. Direction la banlieue.

Je suis avec ma copine, debout toutes les deux. En latinoaméricaines nonchalantes, on discute malgré l'affluence. Juste devant nous, un jeune monte avec un sac au dos; devant la barre pour se tenir un gros sac d'un couple posé par terre. Derrière le jeune, un autre couple monte, mais il ne reste que très peu de place entre le jeune et la porte. Le type demande au jeune s'il ne pourrait pas mettre son sac par terre ou devant lui. Le jeune, déjà gêné par le gros sac par terre, en équilibre instable, genre parisien stressé et las "non, sinon je me casse la gueule". Le type derrière dit bien fort à sa compagne "non, mais il peut pas, tu comprends, il va se casser la gueule".

Moi, je ne peux m'empêcher de penser à un extrait d'un livre (Maximum City - Bombay Lost and Found, Suketu Mehta, éd Alfred A.Knopf, 2004, inédit en français) que j'ai lu sur les trains qui traversent Bombay:

"De fait, si un matin à Bombay vous êtes en retard et que vous arriviez à la gare au moment où le train quitte le quai, il vous suffit de courir jusqu'aux compartiments bondés: vous trouverez de nombreuses mains tendues, se déployant du train comme autant de pétales de fleurs, prêtes à vous hisser à bord. (...)

Vos compagnons de voyage, déjà entassés, plus serrés que la loi sur le transport du bétail ne l'autorise, leurs chemises trempées de sueur dans les voitures mal ventilées, et ce depuis des heures, réussissent encore à éprouver de l'empathie pour vous. Ils savent que votre patron va vous passer un savon ou retenir votre retard sur votre paie si vous ratez le train et ils sont prêts à vous faire une place alors qu'il n'y en a pas et ainsi accepter de voyager avec une personne supplémentaire. Au moment où ils vous saisissent la main, ils ignorent si cette main qui se tend vers eux appartient à un hindou, à un musulman ou à un chrétien, à un brahmane ou à un intouchable, ou encore si vous êtes né dans cette ville ou si vous venez juste d'arriver ce matin, si vous vivez dans le quartier chic de Malabar Hill, à New York ou dans un bidonville de la banlieue nord; si vous êtes de Bombay ou d'ailleurs. Tout ce qu'ils savent, c'est que vous essayer d'aller à Bombay, et ça leur suffit. Montez, disent-ils, on va se serrer."

 

27.7.06 21:27


A défaut d'avoir trouvé la robe rouge femme fatale lol (cf "A pensée futile, note futile"

J'ai craqué sur cette belle robe d'été plutôt bettlejuicienne (à la mode en plus!!)!

26.7.06 19:16


Après l’absence de post dans ce blog, me revoilà avec un débordement de mots...

Mais il est justifié parce que j'ai une nouvelle Bible!!!

Elle s’appelle La femme seule et le prince charmant – Enquête sur la vie en solo de Jean-Claude Kaufmann (directeur de recherche CNRS à l’université de Paris V- Sorbonne).

Tout ce qui touche au phénomène d’individualisation de la société (que je pense extrêmement positif) me fascine, et là ce livre a pointé du doigt ce que je ressens.

« L’individu moderne, qui peut être vu comme un système ouvert et complexe (de plus en plus ouvert et complexe), cherche à stabiliser et clôturer son identité : il a besoin d’ancrages et de frontières, ou d’engouements qui le fixent en l’entraînant. »

Remarque préalable : Les termes solos et femmes en solo permettent de qualifier la position des ménages à une personne en restant neutre (« femme seule » étant chargé négativement). L’indice permettant de calculer leur nombre est l’autonomie résidentielle. Seulement ils n’ont pas encore de légitimité scientifique.

On y apprend que :

      Les femmes vivant en solo sont quatre millions environ et leur nombre s’accroît d’année en année. Pourquoi ? JCK a enquêté sur cette vie qualifiée de bizarre en l’inscrivant dans le mouvement global d’individualisation de la société.

  • La vie en solo n’a été que peu examinée et pensée par les sociologues et autres car elle est trop subversive « le caractère révolutionnaire du phénomène est bridé, les acteurs n’ayant pas conscience du mouvement historique qui les agite. » Le débat est entravé par les positions idéologiques_ « Il est décidément difficile d’aller jusqu’au bout d’une « dénaturalisation » sociologique de la famille » (de Queiroz, Individualisme, individus et socialisation, 1997)_ et par l’illusion trompeuse que la famille est toujours une valeur centrale et l’axe majeur de la socialisation privée. JCK souligne le fait que la société ne s’accroche à la famille que parce qu’elle est entrain de perdre son rôle de pivot au profit de l’individu. La famille est aujourd’hui à la croisée des chemins et le couple est face à une contradiction insoluble : « l’idéal d’authenticité, qui est au cœur de la culture individualiste, impose avant tout d’être en phase avec soi-même ; la conformité à ses propres désirs devient une ardente obligation et rend la question de l’autre éminemment problématique » (Chalvon-Demersay, « Une société élective. Scénarios pour un monde de relations choisies », 1996, Terrains, n°27)
  • La vie en solo est une vie en deux : une vie écartelée entre le désir de répondre à la norme sociale et celle de vivre une trajectoire d’autonomie qui pousse irrésistiblement en avant. Deux pôles extrêmes, négatif (vie en solo non voulu, mais absence de ressources pour y remédier : âge, position sociale etc) ou positif (ressources mais absence de la volonté d’être en couple). Il examine les deux aspects de cette vie que je ne détaillerai pas.

-         La norme de nos sociétés : le couple et la famille qui s’inscrivent naturellement dans la formule « Mari, bébé, maison » chacun des termes se répondant réciproquement. Tout schéma de vie s’écartant du model type souffre du « doigt accusateur ».

-         La trajectoire d’autonomie : le concept de trajectoire en sociologie recoupe une tendance objective (enchaînement de positions sociales entraînant les individus) et une tendance subjective (mises en récits individuelles). JCK a tenté d’inscrire cette dynamique dans la dimension des mouvements de l’histoire. C’est le concept clé qui explique les énigmes de la vie en solo.

  • La vie en solo signifie un mode de vie et de pensée spécifiques : division identitaire : combat entre le désir de couple et celui d’autonomie.

 

  • La trajectoire d’autonomie favorise le développement du soi par la réflexivité à travers l’irrépressible injonction à être soi. Elle est l’expression de la liberté car l’avenir est toujours ouvert et non fermé par les cadres du « mari, bébé, maison ». Elle favorise la création.

 

  • Bouleversement de nos sociétés en cours : La trajectoire d’autonomie est une dynamique qui bouleverse nos sociétés car elle remet en question la place et surtout l’identité traditionnelle de la femme dans la société c’est-à-dire la femme dévouée et mère. La vie amoureuse des femmes en solo propose une alternative au model du couple actuel (réalisation de soi à l’intérieur du couple, model véhiculé par les Etats-Unis depuis les années 1920) celui de l’autonomie accompagnée.

 

  • L’autre problématique du livre est celle du rôle du Prince charmant. Pardonnez moi les nombreuses citations pour cette partie… La femme en solo et le prince forme un couple. « Elle, est dans le monde du concret. Lui dans celui du rêve. Elle, est farouchement inscrite dans les mouvements les plus actuels de son époque, cherchant à maîtriser (elle seule) son propre avenir, et pour cela, à décider, choisir, évaluer en tout, y compris en amour. Lui, au contraire, à peine dégagé de ses atours moyenâgeux, lui propose qu’elle attende sagement sa destinée, qu’elle se laisse éblouir et entraîner par l’Amour sans y regarder de plus près. » Le Prince est toujours « trop » pour être jamais rencontré, mais il a une fonction vitale. « Dans l’élan amoureux, il y a brusque sortie du Soi ancien, puis moment d’incertitude et de flottement dans une indétermination identitaire où l’émotion est à son comble parce qu’il y a flottement de l’identité. » Les trajectoires d’autonomies sont élan, tension permanente vers une reformulation de soi. Elles sont ainsi chargées d’émotivité_« plaisirs secrets et larmes ». « Alors que la passion amoureuse ne dure qu’un temps, et retombe en calmes sentiments de la nouvelle identité qui s’installe en famille, le Soi ouvert des trajectoires d’autonomie alimente sur le long terme la réflexivité et l’émotionnalité. ». Le Prince permet que jamais l’élan ne retombe à condition de rester lointain. Position d’équilibriste car le rêve et la réalité s’alimente sans cesse mutuellement. 
  • Enfin, les développements sur le couple, le mariage, l’amour (notamment sa perspective de l’amour courtois) sont très intéressants. Par exemple l’idée que l’amour tomberait du ciel vient de la conception chrétienne de l’amour. Au cours du Moyen Ages, pour parer aux excès d’une sexualité débordante, il fallait que l’Eglise définisse une doctrine distinguant le mariage du péché de chair. L’ascétisme ou du moins la retenue furent introduits dans le mariage. Le mariage était alors l’expression de l’amour divin. Cet amour divin est proche de la caritas spirituelle.

    Par la suite, le mariage a été renforcé dans sa fonction économique. La personnalisation du sentiment est le premier signe du mouvement d’individualisation de la société.

    J’ai noté aussi ses développements sur le groupe mère-enfant. La famille peut reposer sur le couple et/ou sur l’enfant. Or la redéfinition du contrat à la base du couple (contrat à durée déterminée ;-) permet la progression du groupe mère-enfant que témoigne par ailleurs la croissance des familles monoparentales à majorité femmes enfants. Et pour m’approprier personnellement cette dernière remarque, j’ai toujours ressenti en moi l’envie d’enfants sans le mari !!

24.7.06 17:35


oui passons à autre chose...lol

Alors p'tit blog m'a demandé de lui donner des jours de congé (déjà qu'il est au 35h, il abuse!); de temps en temps, il passera dire bonjour et puis peut être qu'il vous racontera mes aventures à l'étranger...Il se sent un peu fatigué et las de se contempler. Il a la bougeote et il attend que je partes à Toulouse mercredi puis à Nice puis à Paris...bref. Il est content. Destination USA le 28 juillet, puis Pérou le 16 août. Retour le 8 septembre, mais chut, ça faut pas en parler!

 Bonnes Vacances!!!!!

10.7.06 21:57


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